Ce matin, j’étais sur mon tapis d’exercice. Jambes lourdes, dos raide, zéro motivation. J’avais juste envie de m’étendre par terre et rester là, comme une crêpe.
Je me suis demandé : est-ce que j’aime encore ça, m’entraîner? Est-ce que j’ai besoin de repos ou est-ce que je suis simplement tannée de toujours faire la même chose?
Je le sais : dès que je saute trop de séances, la pente devient glissante. Ce matin, ce n’était pas une vraie fatigue. C’était de l’ennui.
Je me suis rappelé mes débuts, au gym, à dix-huit ans. J’adorais ça. Il y avait tout : les poids, les cours en groupe, même une piscine! Je pouvais diversifier les activités, les explorer, garder ça vivant. C’est ça qui maintenait ma motivation.
Avec le temps, on oublie que la variété, c’est un ingrédient liant dans la recette de la motivation et de la persévérance. Ce qui fonctionnait à une époque peut ne plus coller à notre réalité actuelle. Ce matin, j’ai eu un déclic : c’est le moment d’ajuster les choses. Le printemps arrive, et à lui se joint ce besoin de renouveau.
De mon côté, cette saison me donne envie de sortir. Reprendre le vélo, aller marcher, peut-être même recommencer à courir. Juste d’y penser me fait du bien.
Parfois, changer de professeur·e ou trouver une autre plateforme de mise en forme suffisent pour nous redonner envie de nous mettre en marche. Voir un autre décor, découvrir un style d’entraînement différent ou une nouvelle manière de s’activer peut réveiller quelque chose en nous.
Revenir à l’essentiel fait autant du bien. Bouger à son rythme, danser dans le salon ou marcher longtemps, sans pression, que pour soi.
Faire jouer une musique différente peut tout transformer. Celle qui donne envie de se mouvoir sans réfléchir, sans structure, juste au feeling.
Bouger avec quelqu’un, c’est aussi une belle approche pour retrouver l’énergie. Partager le moment change la dynamique.
Et surtout, se donner le droit de ralentir. Se rappeler que bouger de façon plus douce, c’est encore bouger. Et que ça compte autant que le reste.
Bouger, ce n’est pas toujours le fun. Et c’est correct. Le plus dur, ce n’est pas de se forcer… c’est de s’écouter, puis d’ajuster en conséquence.