Cartes colorées de l’outil Manger ses émotions, présentant différents déclencheurs comme une situation joyeuse, la faim physiologique ou la charge mentale.

Faire le point sur soi avec des cartes: plus qu’un simple jeu

S’inspirer et réfléchir, une carte à la fois
En collaboration avec Les éditions émotion

On entend partout «travailler sur soi», «devenir la meilleure version de soi», «guérison intérieure», etc. On voit ça défiler sur les réseaux sociaux et, à la longue, ça sonne un peu vide.

Pourtant, vouloir aller mieux et évoluer fait partie de la vie. Le problème, c’est qu’on ne sait pas toujours par où commencer. On a l’impression qu’il faut s’inscrire à une grosse cohorte du style «Libère la déesse en toi», qui serait créée par une certaine Clara Rayonne, une mentore autodéterminée en énergie féminine. Puis, avec son prix exorbitant, ce ne serait pas une option vraiment accessible pour tout le monde. Et puis, soyons honnêtes: ne sommes-nous pas surtout attiré·e·s par le côté magique présenté par la méthode?

Et si tu commençais autrement? Avec quelque chose de simple, juste pour toi: des cartes pour réfléchir et avancer, à ton rythme. Dans ce blogue, je te présente les avantages des cartes et des outils pour explorer ton monde intérieur dès maintenant.

Le pouvoir insoupçonné d’un jeu de cartes

1. Mettre des mots et des images sur l’intérieur

Les outils de cartes proposent parfois des phrases, parfois des illustrations ou des questions. Lire ou regarder ces éléments déclenche souvent des prises de conscience: «Ouf, ça me parle» ou «Je viens de faire un lien que je n’avais pas vu».
Ça aide à prendre du recul: au lieu de rester pris·e dans ton émotion, tu peux l’observer et mieux la comprendre.

C’est exactement ce que permettent les jeux-outils de la gamme É•mot•ion, créés par Soleil Laflèche. Les dix boîtiers de cartes illustrées explorent les déclencheurs, les émotions, les mécanismes de défense, les protections, les besoins fondamentaux, mais aussi des notions comme les croyances limitantes, les types d’amour, le fonctionnement relationnel, et bien plus. Ils sont à découvrir pour un travail personnel ou pour les thérapeutes souhaitant enrichir leur pratique avec des outils qui transforment le cheminement des personnes qu’ils ou elles accompagnent.

2. Avancer à son rythme (et apprendre en chemin)

Des thèmes t’interpelleront plus que d’autres, selon ton vécu. C’est OK. Choisis un outil selon ce qui te touche le plus en ce moment. Ça évite la surcharge et donne un sentiment de contrôle: une carte, un pas. C’est rassurant, surtout lorsqu’on se sent perdu·e.

Par exemple, si l’on y va par thématique, la collection Ma traversée du cancer, créée par Sofia Galvao (TRAMD), propose des cartes qui abordent différents aspects du vécu liés à la maladie.

Il existe aussi l’outil spécialisé de Soleil Laflèche du Deuil à la suite d’un décès ou encore le boîtier Violences entre partenaires intimes.

On peut avancer à son rythme, observer ce qui résonne ici et maintenant, sans avoir à tout affronter d’un coup, en apprenant chemin faisant.

3. Favorise l’auto-observation (sans se juger)

Ces outils invitent à s’arrêter et à se questionner. Prendre ce temps pour se mettre au premier plan de sa vie, et être dans la conscience plutôt que dans la réaction, c’est essentiel.

C’est dans cet esprit que j’ai créé Manger ses émotions: offrir un espace sans jugement pour observer ses comportements en lien avec la nourriture, en prendre conscience et, peu à peu, ouvrir la voie à d’autres choix.

4. Rendre le travail sur soi plus dynamique

Prendre une carte, la lire, écrire une réponse, en parler à quelqu’un… ça brise la rigidité d’une introspection uniquement mentale. Tu peux dessiner, écrire, placer les cartes, les classer: ça devient actif, concret, créatif.

Les thérapeutes, coachs et intervenant·e·s les utilisent aussi pour soutenir leurs rencontres: les cartes facilitent le dialogue et rendent l’exploration plus fluide.

Comme l’outil de cartes illustrées Bulles de SentiMots par Romain Louvel, au style épuré et sans texte, qui invite à se projeter, à ressentir et à écrire ses propres dialogues.

5. Un support accessible (sans expertise obligatoire)

Tu n’as pas besoin d’outils compliqués ni d’un suivi professionnel pour commencer avec des cartes. Elles rendent le travail sur soi plus simple et accessible.

Les cartes demeurent toutefois un point de départ. Elles ne remplacent pas une thérapie ou un accompagnement quand la douleur persiste ou devient trop lourde.

Si tu sens que tu t’enfonces ou que rien ne change malgré tes efforts, sache qu’il est possible de demander de l’aide. Les cartes peuvent ouvrir des portes, et parfois, avoir quelqu’un à tes côtés pour traverser les difficultés change la donne.

En bref

Les cartes thérapeutiques et de développement personnel ne sont pas magiques. Elles offrent pourtant quelque chose de précieux: un outil simple et concret qui rend l’invisible visible. Elles te donnent un point d’ancrage quand tout semble flou, un chemin quand tu ne sais pas par où commencer.

Leur vraie force prend vie à travers toi: c’est ton regard, ton implication, tes petits pas qui font évoluer les choses.

Il existe une foule d’outils différents: prends le temps de choisir ceux qui t’appellent, ceux qui éveillent ta curiosité. Parfois, ce simple geste suffit pour enclencher un vrai changement.